vendredi 26 avril 2013

Contre la résistance patriotique et identitaire, le gazeur Valls à un nouveau complice : la flipette Bernard Gérard, maire UMP, et député de surcroit, de Marcq-en-Barœul !


Depuis deux mois, la revue Synthèse nationale avait décidé d’organiser dans l’agglomération lilloise une journée régionale à l’image de celles qui se déroulent depuis 7 ans à Paris. Ces journées sont l’occasion pour les différents mouvements de la Droite nationaliste et identitaire de se réunir pour débattre d’un thème précis. En l’occurrence, celle-ci était consacrée au combat national et aux élections locales à venir. Pour cela, Synthèse nationale avait retenu, pour dimanche prochain 28 avril, l’Espace St Joseph situé sur la commune de Marcq-en-Barœul. La réservation a été faite en bonne et due forme auprès des services municipaux sans que cela ne pose aucun problème. L’invité d’honneur de cette réunion étant Filip Dewinter, député d’Anvers et porte-parole du Vlaams belang.

Mais il se trouve que la ville de Marcq-en-Barœul est administrée par un personnage peu scrupuleux dont le courage ne semble pas être la qualité première. En effet, M. Bernard Gérard, puisque c’est son nom, a décidé, prétextant un fantasmé risque de trouble à l’ordre public (pauvre chochotte, il faudrait nous expliquer lequel ? A moins que quelques menaces téléphoniques anonymes, comme il prétend en avoir reçu, aient suffit pour lui faire peur ?), de retirer au dernier moment à Synthèse nationale la salle attribuée par ses services. Monsieur Gérard préfère, selon ses dires (cf. La Voix du Nord), prêter une salle au Parti communiste plutôt qu’à la résistance patriotique et identitaire. Bravo l’UMP, avec de tels comportements, on comprend mieux pourquoi la gauche est au pouvoir ! En ce conduisant ainsi, ce petit bonhomme nous montre son vrai visage : celui d’un poltron, comme il en pullule dans la pseudo droite, juste bon à collaborer avec les partis de gauche et cracher sur les patriotes. Pitoyable personnage que ce dénommé Bernard Gérard qui prétend qu’il ne connaissait pas Synthèse nationale. Il est vrai que ce n’est pas la culture politique de ce député-maire insipide qui a ébloui ses administrés jusqu'à présent… Avec une telle « droite », la gauche peut continuer tranquillement à détruire la France et à gazer ceux qui manifestent contre sa politique antifamiliale puisque dans le Nord c’est l’UMP Bernard Gérard qui, en bon supplétif du ministre de l’Intérieur qu’il voudrait être, muselle l’opposition patriotique. Ce que ce politicard aux petits pieds de M. Bernard Gérard n’a sans doute pas encore compris, c’est que la France est en train de se lever massivement contre les misérables comme lui. Il incarne à lui seul toute la lâcheté d’une classe politique déconsidérée qui, pour se maintenir aux affaires et protéger ses prébendes, est prête à se livrer toutes les forfaitures.

Evidemment, pour récompenser ce bon petit serviteur zélé de la pensée unique, la « justice » du Système, celle dans laquelle le Syndicat de la magistrature semble faire sa loi, a rejeté en début d’après-midi le pourvoi en « référé  liberté » déposé par l’avocat de Synthèse nationale sans tenir compte de ses arguments. Il est vrai que nous ne faisions pas beaucoup d’illusions sur ce recours… tant nous connaissons le parti-pris de la « justice » de Madame Taubira. Et, comme si cela ne suffisait pas, les juges lillois condamne Synthèse nationale à verser 1 000 €, oui 1 000 €, à la mairie de Bernard Gérard. On Hallucine.

Cette nouvelle affaire prouve en tout cas, comme s’il en était encore besoin, la collusion entre l’UMP et le PS contre les forces patriotiques et pour servir les intérêts du mondialisme destructeur de nos identités.

Dans les jours qui viennent Synthèse nationale distribuera dans toute la 9e circonscription du Nord un tract présentant aux électeurs la vraie nature de Gérard, le député UMP qui préfère le parti stalinien à la Droite nationale et identitaire. Bernard Gérard, en voilà un que nous ne sommes pas prêt d’oublier… Tout sera désormais fait pour que ce triste sire dégage au plus vite de la scène politique…

Mais, malgré cette atteinte flagrante à la liberté d’expression et n’en déplaise à Gérard, Taubira et autre Valls, Synthèse nationale tiendra quand même sa journée régionale dimanche prochain 28 avril dans le Nord. Celle-ci se déroulera donc, de 11 h à 18 h, à  La Ferme de l’Epinette, rue de l’Epinette à Nieppe (A 25, sortie n°9) en présence des intervenants prévus à Marcq-en-Baroeul.





jeudi 25 avril 2013

mercredi 6 mars 2013

Où mon code pénal semble incomplet…


Vingt-quatre heures que je cherche, et je n’ai toujours rien trouvé. Je parcours fébrilement les pages de mon Dalloz à la recherche de l’article correspondant, mais celui-ci ne veut rien livrer qui puisse apporter un début de réponse au problème soulevé.
A l’ère du tout numérique, je me suis donc rabattu sur sa version en ligne, le fameux site Légifrance qui recense tous les codes en vigueur sur le territoire national, et qui a le grand avantage d’être en permanence à jour. Mais là non plus, rien. Chou blanc.
Me servant de mon expérience, je me suis souvenu que lorsque internet ne répond pas aux demandes qui lui sont soumises, c’est souvent que l’on n’a mal défini les mots clefs de sa recherche. Listons-les alors, et voyons lesquels j’ai bien pu oublier :
Menace avec jambon armé ? Aucun résultat.
Envoi de porc prohibé ? Aucun résultat.
Incitation à la haine avec charcuterie ? Pas mieux.
Agression à l’aide de cochon par destination ? Toujours rien.
C’est toujours le problème lorsque l’on tombe sur un article qui ne donne pas tous les détails. Il est difficile d’approfondir la question. Mais peut-être qu’une petite explication s’impose :
Ma perplexité provient de la lecture d’une brève sur le site du CCIF(Collectif contre l’Islamophobie en France). Celle-ci relate qu’il y a quelques jours, la mosquée de Mulhouse a reçu dans sa boîte postale une enveloppe contenant de la viande de porc. Émoi et sanglots. Mais, plus surprenant, le même article indique qu’une plainte a été déposée suite à cette infâme agression. Sans hélas indiquer sous quelle qualification cet odieux fait a pu être enregistré par la police.
D’où ma recherche.
Plus sérieusement, cela fait déjà plusieurs années que la question de savoir si la loi pourra dans un avenir proche punir le blasphème se pose. Bon, pas tous les blasphèmes, bien entendu, mais seulement ceux qui pourraient heurter la sensibilité d’une population déjà largement malmenée par le racisme et l’islamophobie(1) de ces salauds de Français.  
Bien sûr, le fait ici relaté n’a qu’une importance toute relative. Mais que le simple envoi postal de viande porcine puisse donner lieu à des poursuites pénales en dit tout de même assez long sur l’influence grandissante des lobbies religieux dans notre société.
Mais puisque plainte a été déposée, enquête devrait s’en suivre. Et la première question à laquelle un investigateur doit répondre pour tenter de résoudre une affaire est de se demander à qui profite le crime. A qui profite vraiment le fait que l’on puisse faire du foin autour d’un jambon qui voyage par la poste ? Écartons d’emblée les services postaux et les producteurs de cochon, qui tous deux semblent étrangers au drame. Il nous reste les affreux racistes et les pseudos-victimes. Si, si, ça c’est déjà vu. D’aucuns se souviendront, entre autres, d’une affaire mêlant un futur président de la république et un observatoire.
Piste 1 : les vilains racistes. Bon, mis à part un absurde sentiment de résistance, cet acte ne sert pas à grand-chose. Il est même relativement contre-productif puisqu’il permet à l’institution visée par l’agression porcine de se poser en victime, de réaffirmer la pureté de ses intentions et de déplorer le climat délétère autour de la question de l’Islam en France.
Piste 2 : les victimes. Et bien la dite agression n’a pas provoqué de dégât matériel ou autre. Elle permet d’amplifier la stratégie de victimisation, en gonflant à peu de frais le recensement des faits d’islamophobie(1). Elle permet d’exiger une qualification pénale pour des faits au demeurant anodins. Elle participe ainsi à la culpabilisation du peuple d’accueil. Et l’on pourrait continuer la liste…
Bien évidemment, ce travail tout personnel n’a comme seul but que de donner des pistes de réflexions, et n’a en aucun cas la prétention d’interférer avec l’enquête officielle.
Allez, encore un peu de patience pour voir quel sera le prochain blasphème réprimé par la république…      


Note : (1) Oui, je sais qu’il faut toujours soigneusement éviter d’employer les terminologies inventées par nos adversaires, sous peine de participer à leur banalisation et par là même à leur justification, mais il m’était difficile ici d’y substituer une périphrase qui n’aurait pas rendu aussi fidèlement le mécanisme de soumission que l’on nous impose insidieusement. Mea culpa.

mercredi 2 janvier 2013

Où ça sent fort l’embrouille.


Avancer en âge n’a pas que des inconvénients. Il y en a, certes, mais pas que. Par exemple, avec la sagesse des ans, on croit de moins en moins à certains phénomènes. 
Comme par exemple aux coïncidences.
Ainsi, tous les journaux, toutes les radios, toutes les télévisions nous ont appris, quelle info !, que le premier bébé de 2013 aurait deux mamans. Bon, évidemment pas au sens biologique, sinon ce serait effectivement une information de premier ordre, mais au sens politique. Il serait né, ce fameux premier bébé (titre pas plus reluisant que première dame ou première maîtresse, au passage) dans un foyer homosexuel.  Et tout ça à 11 jours d’une grande manifestation contre le mariage et l’adoption homosexuelle. 
Comme le monde est bien fait ! Comme la providence est toujours là ou on l’attend. Un peu trop peut-être...
Alors que la plus part des Français ont tourné le dos au ciel, du moins parmi les autochtones, il semblerait quand même qu’ils restent sensibles aux signes envoyés par les forces surnaturelles et hors de leur champ de compréhension. N’est-ce pas extraordinaire ? L’année même où le parlement doit examiner le projet de loi sur le mariage et l’adoption par des couples de même sexe, l’année même où les tenants de cette révolution sociétale devront trancher de l’opportunité d’ouvrir à ces nouveaux mariés l’accès à la PMA, le ciel qui s’était fait oublié depuis de si nombreux lustres, vaincu par les matérialistes et les sceptiques, se fend d’un petit signe d’encouragement et offre à la France émerveillée un symbole de la volonté divine qui, et c’est indéniable, va dans le sens du progrès et de la modernité. Miracle ! Joie !
Sûrement que les statistiques, inapplicables ici par manque de données fiables, viendraient-elles souligner l’incongruité de cette information, ou au moins sa très forte improbabilité.
Qu’en conclure ? Que comme d’habitude les manipulateurs d’opinion y vont de leurs magouillettes pour nous enfumer, et que les ficelles sont de plus en plus grosses.
Allez, à info trafiquée, citation originale, extraite du film Avatar de James Cameron : « Ils nous pissent dessus sans même essayer de nous faire croire qu’il pleut. » Grace Augustine (Sigourney Weaver)
Bonne année quand même !

vendredi 22 juin 2012

Où la liberté s’étiole


Interdits des urnes, interdits de rues, quel espace reste-t-il aux mouvements nationalistes (et assimilés) en France ?
Le pouvoir socialiste n’aura pas tardé à verrouiller les quelques espaces de liberté qui restaient encore. Les urnes sont de fait inaccessibles aux mouvements réellement nationalistes par un double phénomène.
Tout d’abord le choix des modes de scrutin qui, loin d’être innocent, soumet directement le résultat de toute consultation électorale à un vrai déni de démocratie. De toutes nos institutions, peu sont réellement accessibles.
Les assemblées parlementaires en premier lieu nous en donnent la démonstration à chaque scrutin. Le Sénat est élu par de grands électeurs eux-mêmes issus du filtre des scrutins locaux. La majorité du corps électoral est issue des assemblées municipales, dont la détermination passe par un puissant correcteur démocratique dénommé la prime au vainqueur. En clair, ça signifie que lors d’une élection municipale, d’où proviennent les grands électeurs, la liste arrivée en tête rafle la moitié des sièges disponibles plus un nombre d’élus proportionnel à son résultat propre sur la seconde moitié. Par exemple, après un second tour avec 3 listes en présence, celle arrivée avec 40% des voix devant la seconde qui n’en obtient que 39% détiendra (50%+(40% de 50%)) 70% des sièges contre 20% pour la seconde liste. Mécaniquement, ce déséquilibre se répercute sur les résultats des élections sénatoriales.
Ce n’est pas mieux pour l’Assemblée Nationale, qui n’a de nationale que le nom et qui ne mérite certainement pas la circonlocution journalistique de « représentation nationale » trop souvent utilisée pour la désigner. Nous en avons encore eu la preuve il y a quelques jours, le scrutin uninominal à deux tours est profondément anti-démocratique. Pour s’en convaincre, au-delà des résultats de la semaine dernière qui sont assez parlants, un simple raisonnement inductif le confirme. En deux mots, imaginons une assemblée composée de 100 circonscriptions (dont le nombre d’électeurs est le même) dans une nation ou deux partis s’affrontent. On sait que le premier, que nous appellerons A, obtient 60% des suffrages. Le second, B, 40%. Si on élit les représentants à l’assemblé avec un système proportionnel, on retrouve 60 députés A et 40 députés B. Si un utilise un scrutin uninominal majoritaire (pour le coup à un seul tour puisqu’il n’y a que deux candidats dans chaque circonscription, mais ça fonctionne aussi avec deux tours), on peut rencontrer plusieurs cas qui biaiseront le résultat.
1/ La proportion des électeurs de chaque parti est la même dans toute les circonscriptions qu’au niveau national. Dans ce premier cas de figure, c’est un député du parti A qui l’emporte dans toutes les circonscriptions. Et donc le parti B qui est pourtant une opposition importante ne sera pas représenté à l’assemblée !
2/ Les votes sont très différents selon les circonscriptions, la proportion nationale étant toujours la même. Ainsi, dans une minorité de circonscription (45), le représentant du parti A arrive largement en tête avec 75% des voix, mais les candidats de ce même parti sont tous battus de peu (48% contre 52% pour leurs adversaires B) dans les 55 circonscriptions restantes. Ainsi, avec la même proportion de vote national  (60% pour A et 40% pour B), c’est le parti B qui remporte les élections avec 55% des sièges.
On comprends aisément qu’un même système électoral qui peut tout à la fois déboucher sur l’absence totale d’opposition (cas que nous connaissons le plus souvent en France) ou donner la victoire à un parti pourtant minoritaire n’a que peu de valeur démocratique. Quand à l’argument des tenants du système actuel qui consiste à mettre en avant la nécessité de dégager une vraie majorité à chaque législature, il ne tient pas si un des résultats possibles est de remettre le pouvoir entre des mains illégitimes.
Le même argument de la nécessité absolue de dégager une majorité nette est utilisé pour justifier aussi la prime au vainqueur, à laquelle j’ai fait référence plus tôt, lors des consultations municipales. Ainsi 1% d’écart entre deux listes (même moins d’ailleurs, une seule voix d’écart !) aboutissent à un déséquilibre proprement ahurissant en terme de nombre d’élus, du simple au triple parfois. Pourtant la grande majorité de nos voisins utilisent un système proportionnel sans bloquer pour autant la vie communale locale.
Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient approfondir cette réflexion sur les différents modes de scrutin, sachez enfin qu’à côté des deux systèmes majoritaire et proportionnel, il existe d’autres systèmes moins connus comme le vote pondéré. Sur les diverses méthodes existantes, arrêtons-nous quelques instants sur la méthode Borda. Imaginons le résultat d’une triangulaire ou le candidat A a obtenu 40% des suffrages, le candidat B 39% et le C 21%. Dans le mode actuel retenu en France, le candidat A est élu car arrivé en tête. La méthode Borda permet de tenir compte des préférences réelles des électeurs. Ainsi, au lieu de leur demander pour quel candidat ils veulent voter, on leur demande de les classer par ordre de préférence.
Imaginons le résultat suivant :
30% pour A puis C puis B
10% pour A puis B puis C
30% pour B puis C puis A
09% pour B puis A puis C
10% pour C puis A puis B
11% pour C puis B puis A
On retrouve bien le même résultat global (40% pour A, 39% pour B et 21% pour C)
Application de la méthode Borda :
On attribue 3 points à chaque fois que le candidat arrive en tête, 2 en seconde position et 1 en dernière.
Candidat
1er
2ème
3ème
Total
A
40x3= 120
19x2=38
41
120+38+41=199
B
39x3=117
21x2=41
40
117+41+40=198
C
21x3=63
60x2=120
19
63+120+19=202
 La méthode Borda détermine que c’est le candidat C qui, in fine, correspond le plus au choix des électeurs. C’est une méthode similaire qu’utilisait le Sénat Romain jusqu’en l’an 105.
Toute cette démonstration pour prouver que le choix du système de scrutin est prépondérant en démocratie, et que notre courant de pensé est volontairement tenu à l’écart du jeu démocratique.

Le second phénomène majeur qui nous empêche durablement de siéger dans quelque assemblée que ce soit est la présence indiscutable d’une force politique à vocation hégémoniste, et dont la prépondérance est soigneusement entretenue par le système. En effet le Front National joue, au corps défendant d’une majorité de ses militants et électeurs, le rôle d’aimant à vote nationaliste. La plupart de nos camarades qui ont essayé de faire entendre une voix différente lors des élections s’en sont rendu compte. Quel que soit le candidat, le simple fait de lui appliquer une flamme tricolore sur l’affiche de propagande l’assure de faire la quasi-totalité des voix du vote nationaliste. Or, cette suprématie des urnes est, on le sait, démentie dans les faits. Car il y a autant, si ce n’est plus, de vie militante hors que dans le FN. Pourquoi ? Parce que c’est l’intérêt bien compris du système politico-journalistique que de maintenir l’illusion d’un FN nationaliste et protestataire pour étouffer, sciemment, toute velléité de réflexion propre de la part du peuple. Ainsi, la machine médiatique ne parle que de lui, ne voit que lui, s’en sert à l’envie positivement lorsqu’il s’agit de capter les voix natios et négativement si d’aventure il venait à prendre trop d’importance.
Cette double stratégie du blocage des urnes et du miroir aux alouettes est suffisamment puissante pour nous interdire toute vie publique durablement. Ou du moins tant qu’il y aura des complicités au sein de ceux qui devraient défendre les mêmes idées que nous mais qui préfèrent abandonner leurs convictions contre un peu de respectabilité.

Mais jusqu’à présent, il restait un second atout dans notre manche : les manifestations et l’agitation de rue. Puisque nos forces militantes, toutes chapelles confondues, sont inversement proportionnelles à notre force électorale, la rue devenait la vitrine naturelle de la pensée non-conforme. Las, même elle commence à nous être interdite. Nos camarades Lyonnais viennent ainsi de se voir une nouvelle fois privés de manifestation, même s’ils ont bien fait de maintenir le rassemblement prévu. Ce nouvel épisode, le second en un mois, tend à prouver qu’il sera de plus en plus difficile, sous le nouveau pouvoir, de continuer à s’exprimer publiquement. Car si la liberté de manifester n’est pas remise en cause directement, les préfets vont user et abuser du prétexte fallacieux du risque de trouble à l’ordre public pour chasser le peuple de la rue. Prétexte que les anarcho-communistes ont déjà parfaitement intégré. Il leur suffit maintenant de prévoir une soi-disant contre-manifestation pour donner au système qu’ils servent toutes les bonnes raisons de nous censurer. Je ne peux d’ailleurs pas m’empêcher, en écrivant ces lignes, de faire quelques connexions avec les paragraphes précédents et de me remémorer la façon dont une conseillère régionale du grand parti hégémonique cité ci-dessus avait tenté de désinformer certains camarades pour leur faire croire que la manifestation que nous organisions le 8 octobre à Lille était annulée. Ressentiment personnel ? Collusion d’intérêt avec le système ? Sans tomber dans la paranoïa, la question reste posée.

Quel espace de liberté reste t-il donc aux femmes et aux hommes libres ?
Peut-être celui-là, l’écran sur lequel vous êtes en train de lire ces lignes. Internet. Mais là non plus, rien n’est sûr.
En premier lieu car c’est peut-être un outil formidable, mais ne nous leurrons pas non plus, il touche principalement des camarades ayant déjà pris conscience de l’état du monde. Il est efficace pour nous permettre de communiquer entre nous, de nous concerter, de nous engueuler parfois, mais il ne sert que peu à ramener de nouveaux sympathisants. Il réclame de faire un effort de recherche d’information, il ne s’impose pas comme le fait un élu ou une manifestation.
En second lieu, les évènements récents doivent nous rappeler la précarité de ce que l’on qualifie parfois d’espace de liberté. Souvenons-nous entre autre de la volonté de l’ex-président Sarkozy de contrôler la toile, et de faire la chasse à la pensée non-conforme. Sous prétexte bien entendu de lutte contre la pédophilie et le terrorisme. Comme si les pédophiles et les terroristes avaient attendu internet. La chasse aux sorcières numériques n’est qu’une question de temps, et assoir la totalité de son activité militante sur ce seul médium serait une erreur majeure.

En tout état de cause, les pistes restantes devenant plus rares, il ne reste plus guère que les bonnes vieilles méthodes de propagande (tractage, affichage, etc.) et la diffusion de nos idées par des biais plus ingénieux (monde associatif, monde du travail, etc.)
Ou alors nous défendre, mais jusqu’où serons nous prêts à aller pour sauvegarder nos libertés face aux assauts du système ? Réponse dans quelques mois…

mardi 19 juin 2012

Où les communistes passent à l’attaque au Sénat


Le groupe communiste au Sénat vient de déposer deux propositions de loi. Fort de la victoire de la gauche à l’élection présidentielle, et sans doute espérant jouer un rôle de premier plan au sein de l’Assemblée Nationale (ces deux propositions ayant été déposées après l’élection de Hollande mais avant les législatives) le groupe communiste retrouve ses chevaux de bataille habituels : l’école privée et les immigrés illégaux.
La lutte contre l’école privée, et plus largement contre le libre choix de l’école par les parents d’élèves. Cette première proposition, intitulée « proposition de loi tendant à abroger les dispositions tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence » vise à l’abrogation de deux lois qui, selon les rouges, sous prétexte de parité entre l'école publique et privée, constituent une remise en cause du principe de laïcité. Mais personne n’est dupe, si la laïcité était au cœur des préoccupations des communistes, ce n’est pas dans leurs villes qu’on verrait fleurir nombre de mosquées, comme à Grigny (Rhône), Bagnolet, Gentilly et tant d’autres. Non, leur préoccupation de toujours est que les familles les plus modestes n’aient plus d’autre choix que de confier leurs enfants à la toute puissante éducation nationale (dont mes habituels lecteurs savent tout le bien que je pense). Nul doute que sur un tel projet de société, visant à la fois à accroitre l’emprise de la pensée unique sur les gamins et à leur imposer le « vivre-ensemble » propre à en faire de bons petits militants, leurs alliés socialistes et verts ne devraient pas trop rechigner à donner satisfaction à leurs camarades.
Le droit au logement fait lui l’objet d’une « proposition de loi relative aux expulsions locatives et à la garantie d'un droit au logement effectif »qui n’est pas mal non plus. Je faisais référence au début de mon propos à un texte en faveur des immigrés illégaux. C’en est bien un, mais au détour d’un sujet autrement plus sérieux. Car si le texte prévoit l’obligation de relogement avant de procéder à l’expulsion locative d’une famille, il pose en préambule dans son article premier de redéfinir le droit au logement comme un droit universel, accessible à tous, peu importe leur situation juridique sur le sol français. In fine, une loi d’apparence humaniste, dont on pourrait penser qu’elle s’adresse à ceux de nos concitoyens qui souffrent le plus, n’est qu’une proposition immigrationniste visant à draguer un futur électorat d’ailleurs déjà tout acquis à leur cause. Et visant, en voulant gommer les inégalités naturelles entre citoyens et immigrés illégaux, à accentuer un peu plus les avantages réels de ces derniers sur les premiers. Et de renforcer encore les illusions des candidats à l’immigration, etc. Le cercle vicieux est bien entretenu.
Comme quoi, des communistes dans les assemblées législatives, même en 2012, ce n’est jamais anodin. 

lundi 18 juin 2012

Où j’emmerde l’éducation


Pas la nationale. Du moins pas dans ce premier paragraphe. Ce qui m’a fait réagir, jusqu’à en perdre ma légendaire politesse (légendaire à Lille et dans deux-trois coins du Quercy) c’est cette réflexion gauchiste sur le manque d’éducation du peuple qui le pousserait inexorablement à faire de mauvais choix démocratiques. Car pour ce journaliste dont je ne citerai ni le nom, ni le nom du canard qui le rémunère, le vote nationaliste, en France ou en Europe, serait d’abord le fruit de l’ignorance crasse et des préjugés débiles. Il ne l’écrit pas en ces termes, mais tout le discours est là.
Et de préconiser une meilleure éducation du peuple. Mais fichtre, à quoi peut-il bien songer ?
Car en matière d’éducation, tout est déjà fait pour que le peuple aille sagement dans le sens qui lui est indiqué comme étant le seul acceptable. Comme ces vaches qui ont été éduquées à se tenir tranquille, en file indienne, tout en marchant d’un pas tranquille vers le sacrificateur qui les attend.
L’éducation du peuple n’a pas de souci à se faire, elle commence son travail de patience dès le plus jeune âge, pénètre les écoles maternelles et primaires (c’est ici qu’apparait l’éducation nationale) et commence par gommer les personnalités un peu trop affirmées. Puis, insidieusement, la propagande se met en place. On commence par tout mélanger dans des têtes parfaitement malléables. On leur explique, en vrac, que les races n’existent pas, que leurs ancêtres se sont comportés comme de vrais salauds, etc. On veille dans un même temps à ne pas trop les reprendre sur l’orthographe, de peur que les plus brillants ne finissent par comprendre que toutes ces règles et exceptions d’apparence absurde indiquent en réalité une filiation très ancienne avec des peuples de génie. On rapporte 60 000 ans d’évolution des humanités à deux simples faits historiques majeurs : la révolution de 1789, tout ce qui précède n’ayant été que chaos, et la shoah. Et ils se creusent la tête, nos éducateurs du peuple, pour arriver à leur fin. Si vous avez des enfants en CM2 (10-11 ans), prenez quelques minutes pour les interroger sur la première guerre mondiale qui est au programme de leur classe. Vous verrez, ils sont incollables sur le sacrifice des soldats venus des colonies pour sauver la France, mais ni Verdun ni la Marne ne leur évoque quoi que ce soit. Quand aux dates, n’en parlons pas. Elles encombrent inutilement les cervelles.   
Ce travail de sape continue ainsi pendant de longues années, de l’école au collège, du collège au lycée. A l’effacement de tout sentiment d’appartenance à un peuple particulier, on ajoute une formation politique poussée, avec des intervenants extérieurs comme le MRAP et autres officines de propagande. A la destruction de l’identité vient s’ajouter une éducation à la modernité. Les idées progressistes s’installent, et nos chers ados s’insurgent que l’on refuse encore, dans ce pays rétrograde, le mariage ou l’adoption à des couples de même sexe, puisqu’ils s’aiment.
A partir de là, leur confiance en leur propre famille, pour peu que celle-ci tienne en son sein des propos différents, s’étiole. Ils ne veulent plus trop parler avec leurs vieux de tous ces sujets. De toute façon, ce sont des cons.
A ce même âge, ils commencent aussi à s’intéresser à ce que les médias leur proposent. Des chansons débiles pour leur téléphone, des arnaques sur mesures pour pervertir leurs premiers émois. Et cette place de choix que la téloche et autres radios vient de prendre dans leur vie ne fera que s’accentuer tout au long de leur évolution, prendra le relais du lycée et guidera leurs choix d’adultes responsables et citoyens.
Alors, monsieur le journaliste, ne vous faites pas de mouron pour le manque d’éducation de nos concitoyens car ce qui vous effraye tant porte un autre nom : la liberté. 

jeudi 14 juin 2012

Où l’on croyait avoir atteint le fond… mais non


Le propre de notre époque moderne, c’est que lorsqu’on croit avoir tout vu, on peut encore être surpris. Notre vieille démocratie est malade, ce n’est pas nouveau, mais la tournure que prend ce second tour des élections législatives accentue encore la débilité et l’indignité de notre classe dirigeante. Classe dirigeante, et non classe politique, car il est devenu évident qu’aujourd’hui ceux qui prétendent mener la destinée de la France se recrutent autant, si ce n’est plus, dans le personnel médiatique que politique. La meilleure preuve en est le nombre de couple mixtes (politique/journaliste) que l’on compte parmi les principaux décideurs. Avant de s’attaquer au cumul des mandats, discutable mais parfaitement transparent, ils devraient s’attaquer au cumul des pouvoirs. Tenir l’exécutif ou le législatif et l’opinion dans une même main, ou dans les mains d’un même couple, me semble cent fois plus pernicieux et malhonnête que de cumuler sur la même tête les fonctions de maire et de député. Et si (vil esprit que le mien qui voit le mal partout !) ces unions, consacrées ou non, ne sont pas le fruit d’un intérêt parfaitement compris mais d’une humaine passion tout à fait naturelle, qu’au moins l’un d’eux ait la décence de se retirer du jeu public si l’autre y tient trop de place.
Nous pensions donc avoir tout vu, tout supporté, avec la calamiteuse présidence Sarkozy. L’indécence, la suffisance, les enfantillages, les caprices, etc. On savait aussi que le nouveau président ne serait pas meilleur dans sa gestion politique, mais on pensait qu’il pourrait au moins rendre un peu de dignité à la fonction qu’il occupe. Que nenni ! Sa journaliste de maîtresse n’a pas tardé à nous démontrer que le niveau n’est pas plus élevé. Mais bon, passons encore sur ce non-évènement de campagne, où le président soutient son ex-concubine, quand la nouvelle tente de l’enfoncer. Cet acte de vaudeville, tout juste digne d’un entrefilet dans Voici, eut du en toute logique n’agiter que quelques esprits frivoles. Mais c’était sans compter sur cette détestable collusion entre journalistes et politiques qui fait que nombre de ces premiers y ont vu là une bonne occasion de flinguer une consœur dont on sait toute l’inimitié qu’elle peut provoquer dans la profession. Et la presse, décidant unilatéralement d’enterrer la politique dans le morne linceul de la futilité, de trahir une nouvelle fois l’âme de sa fonction.
Comment, après moult exemples, les femmes et hommes politiques peuvent-ils encore se demander d’où vient le désamour d’une plus en plus grande partie du corps électoral ? Comment arrivent-ils, sans rire, à s’épancher sur les plateaux de leurs complices (conjoints ?) du désintérêt du peuple pour les élections ? Ont-ils compris que ce dernier ne se demande plus qu’une chose : comment les chasser ?
Une dernière réflexion sur ce formidable outil qu’est twitter. Grace à lui Salima Saa, une parfaite inconnue, candidate UMP dans une circonscription du Nord, a réussi à se faire une réputation nationale en seulement deux phrases ! Dont un tweet pour rendre hommage à la femme de Raimond Aubrac, alors que cette dernière est décédée depuis 5 ans…
Alius et idem.

jeudi 24 novembre 2011

Les 250 cobayes d’Yves Durand


Yves Durand, actuel maire PS de Lomme, député de la 11ème circonscription et chargé par son parti d’étudier les questions liées à l’éducation, veut imposer l’année prochaine la semaine de 5 jours à 250 élèves de deux groupes scolaires Lommois.

Au programme :  Le mercredi matin consacré à l’école, des pauses déjeuner de deux heures, et des après-midis  « ateliers ».

Comme dans l’affaire de la fusion Lille-Lomme, il y a 11 ans, la concertation n’est pas le fort du député-maire de Lomme. ¨Pas plus que dans ce premier dossier, les principaux intéressés ne semblent avoir été consultés. Pourtant, les parents doivent être parti prenante dans les choix éducatifs de leurs enfants.

Second problème dans cette décision unilatérale de la ville (facturée 250 000 € par ans aux Lommois) la plupart des enfants ont des activités extrascolaires le mercredi matin : Sport, musique, art… Or, maintenant, ce seront les fameux ateliers de la ville qui prendront la place des occupations jusqu’alors  librement choisies par les enfants et leurs parents. Mais, est-ce vraiment à la ville de Lomme de décider de ce que doivent faire nos enfants pendant la période où ils ne reçoivent pas les enseignements essentiels ? Pourquoi la ville veut-elle se substituer aux parents ? Afin de mieux influencer la jeunesse lommoise ?

Si l’actuelle municipalité tient absolument à renforcer l’accès des enfants aux activités extrascolaires, il serait beaucoup plus simple d’augmenter d’autant les subventions aux associations sportives ou artistiques, ou encore à l’école de danse et de musique. Cela permettrait à la fois de ne pas faire d’ingérence au niveau du libre-choix des enfants, et surtout ça profiterait à l’ensemble des jeunes Lommois.

A vrai dire, de nos jours, ce ne sont pas les rythmes scolaires qui posent problème, c’est le contenu même de l’enseignement et la répartition entre enseignements des bases et sorties scolaires pour un oui ou pour un non. Il ne se passe plus une quinzaine sans que telle ou telle visite, telle ou telle conférence d’intervenants extérieurs (genre MRAP et autres pourrisseurs professionnels de cerveaux ) ne vienne empiéter sur le temps normal du travail. L’école est là pour préparer les jeunes à leur vie future, pas pour en faire de bons petits militants !

Oui, le système actuel n’est plus adapté au monde dans lequel nous vivons, mais ce n’est pas un problème de rythme, c’est un problème de contenu. L’internationalisation, le développement  incroyable des technologies de la communication et de l’information exigent par exemple qu’à côté des enseignements basiques du Français, des maths, des sciences, de l’histoire et de la géographie, on développe et l’anglais, et une langue frontalière, comme le néerlandais dans notre cas.

Mais l’apprenti sorcier Yves Durand en a visiblement décidé autrement !

jeudi 20 octobre 2011

Discours de la manifestation du 8 Octobre 2011 à Lille



La maison du Peuple Flamand, au nom de laquelle je parle exclusivement, puissance invitante aujourd’hui, est heureuse de vous accueillir aussi nombreux, et aussi déterminés, dans notre bonne ville de Lille.
Si nous sommes à Lille aujourd’hui, ce n’est pas le fait du hasard. C’est parce que Lille est la ville natale d’un grand homme. Même de  plusieurs en vérité. Mais celui qui nous intéresse aujourd’hui, et devant la statue duquel nous sommes, s’appelait Roger Salengro. Il fut autrefois maire de Lille, et ministre du Front Populaire.
Mais plus que l’homme, ce sont ses actes qui retiennent aujourd’hui notre attention. Alors, il est temps de corriger quelques petits raccourcis historiques, et de rétablir quelques vérités, car nous ne saurions rien construire de neuf et de viable si nous nous contentons de légendes et d’approximations.
Lorsque nos détracteurs nous disent que Roger Salengro n’est pas le père de la loi qui introduisit le principe de préférence nationale en France en matière de travail, ils ont à la fois raison et tord.
Raison car la loi qui a été réellement votée, n’as pas été présenté par Roger Salengro. Elle s’en inspire, certes, mais n’en reprends pas tous les éléments.
Mais tord aussi, car si Salengro ne fait pas passer sa loi, du moins en a-t-il proposé une toute proche.
L’époque, nous sommes en 1931, est difficile pour les travailleurs Français. La première crise économique capitaliste d’ampleur internationale vient de passer par là, semant doute et misère partout. L’objectif est alors, pour les socialistes, de préserver autant que faire se peut l’emploi des français d’abord. Réflexe naturel qui fait l’unanimité à l’époque, car nous ne nous sommes pas encore fourvoyé dans des idéologies stupides et contre nature.
Ils proposent donc deux mesures, dont seule la première sera reprise par la suite. Quelle est cette première mesure ? Il s’agit de limiter dans les entreprises la présence de travailleurs étrangers à 10% du personnel. C’est ni plus ni moins l’application de la préférence nationale, ni plus ni moins que l’application d’une mesure de bon-sens qui dit : les nôtres, notre peuple, doit pouvoir accéder en priorité à l’emploi, car c’est à lui que nous devons penser d’abord.
La seconde, et qui n’a pas été retenue dans le texte voté par la suite, précise qu’il doit y avoir égalité de salaire entre les travailleurs français et étrangers. Et c’était une mesure intelligente ! Car, loin d’un humanisme bêlant tel qu’on le connait de nos jours, le but était alors de rendre l’appel à la main d’œuvre étrangère inutile. Car, si l’on doit payer un étranger le même prix que ce qu’on paiyerait un français, à quoi bon embaucher un étranger ? Il n’y a plus d’intérêt financier pour le grand patronat, et on coupe l’herbe sous les pieds de tous ces industriels indélicats qui seraient tentés de faire passer leurs bénéfices avant l’intérêt commun.
Voilà l’héritage de Roger Salengro ! Voilà l’œuvre, réelle, de celui qui fut tant aimé de ses administrés, tant aimé des Lillois. Car il a consacré toute sa vie à améliorer les conditions d’existence de ses compatriotes, soutenant leurs revendications, les aidant financièrement pendant les grèves, se vouant corps et âme à son peuple.
Le 17 novembre 1936, Roger Salengro est à Lille. Il est depuis quelques temps ministre de l’intérieur du Front Populaire. Il rentre chez lui, au 16 boulevard Carnot, et se prépare à rejoindre Paris dans quelques jours. Là, il croise un lillois qui le reconnait, l’insulte et lui crache à la figure. Pourquoi ? Lui qui a tant donné ?
Parce que depuis plusieurs années, un soupçon pèse sur Roger Salengro. D’abord lancée en 1923 par les communistes, tous ses ennemis s’emparent par la suite de cette histoire et monte une campagne énorme contre le ministre.
Rendez-vous compte : Roger Salengro aurait déserté le front en 1915. En réalité, il a été fait prisonnier, mais la rumeur monte et s’amplifie dans tout le pays, jusqu’à ce crachat de mépris et de haine contre le pleutre supposé.
Roger Salengro rentre chez lui, où il vit seul depuis le décès de son épouse 18 mois plus tôt. Il met son chat à l’abri, écris deux lettres d’adieux, puis ouvre le robinet du gaz de ville, et meurt.
Il est mort car pour cette race d’hommes, les notions d’honneur et de probités avaient encore un sens. Pour cette race d’hommes, on ne tentait pas de laver son nom en passant chez Claire Chazal.
Et on voudrait nous renier le droit, aujourd’hui, de lui rendre hommage ! Mais nous sommes les héritiers de tels hommes, et nous en sommes fiers ! Salengro n’appartiens pas au parti socialiste, pas plus que ce dernier ne peut se réclamer du SFIO ou du Front Populaire !
Alors que nous, nous sommes légitimes ! Nous sommes légitimes parce que nous faisons notre part du contrat, nous tenons notre rang !
Nous sommes légitimes car nous sommes ceux qui créent la richesse de ce pays. Et oui, le PIB, c’est nous !
Nous sommes légitimes car nous sommes solidaires !
Solidaires de nos anciens, solidaires de ceux qui sont malades, solidaires de ceux d’entre nous qui n’ont pas de travail, parce qu’ils sont trop jeunes, parce qu’ils sont trop vieux, parce qu’ils sont trop pâles pour Mme Lauvergeon et autres, parce qu’ils ont été, tout simplement, sacrifiés sur l’autel du toujours plus de pognon, qu’ils ont été broyés par la recherche du profit maximum pour un minimum de privilégiés.
Nous sommes solidaires car nous sommes l’armée des « sans », s.a.n.s. Nous sommes les sans-grades ! Nous sommes les sans-culotte de 1789, nous sommes les sans-chemises,  les descamisados chers à Evita, nous sommes les Canuts, qui allons pied-nu, de Lyon !
Aujourd’hui est un jour historique. C’est un hommage, c’est vrai, à Roger Salengro et à tous ceux qui, à son image, ont lutté pour les travailleurs français, mais c’est aussi une invitation.
Invitation à la lutte et au combat, car si nous ne sommes des nostalgiques de rien, si nous ne sommes attachés à aucun folklore, juste à des traditions, nous connaissons notre histoire et savons bien qu’il n’y a jamais eu de progrès social pour notre peuple sans lutte et sans combat ; mais que sans lutte et sans combat, on peut tout perdre !
La maison Flamande et Opstaan sont fiers de se mettre aujourd’hui dans les rangs de la résistance, au côté de nos camarades, pour, tous ensembles faire Front, un Front Populaire et Solidariste.
 
Luc Pecharman.